Le climat

Le climat est de type subéquatorial guinéen, caracterisé par une température constante et une forte humidité. Cependant la présence d'une saison sèche marquée traduit l'extension vers le nord des climats tropicaux de l'hémisphère austral et les précipitations sont le principal facteur de différenciation saisonnière.
celles-ci sont abondantes du fait de l'altitude. Ainsi Djambala a enregistré 2762 mm du 1er septembre 1959 au 31 août 1960, soit durant une année agricole, ce qui constitue le maximum absolu du congo. Les moyennes sont fortes. A Inoni (station expérimentale de l'Institut de Recherche du Coton et des Textiles Exotiques (IRCT)) on a relevé 19890 mm sur 10 ans (1949-1958), 2010 mm sur 29 ans (1937-1965) à Djambala et 22000 à Lekana de 1952 à 1965. Ainsi à Lekana il est tombé 2718 mm de pluie en 1953 et 1956, 1704 mm en 1954, soit un écart de plus d'un mètre, et, en 1946, 2104 et 1448 mm à Djambala et à Lekana, alors que les deux stations sont seulement à 40 km l'une de l'autre.
Le rythme saisonnier associe à une courte saison sèche, de juin à septembre, une longue période pluvieuse, elle-même marquée par un léger ralentissement de pluies, dite petite saison sèche, en janvier et février. Toujours à Djambala les maximas situent en octobre (294 mm de 1953 à 1964) et en avril pendant les grandes averses (ndjuolo) (248 mm), les minima en juillet lors de la saison sèche (otsâ, kassibi) (13 mm). Mai et septembre, mois de transition, connaissent une pluviosité très irrégulière, ce qui contribue à faire varier de façon importante la durée de la saison sèche.
Celle-ci couvre, suivant les années, entre 3 et 4 mois. Lorsqu'elle est plus longue, elle empiète prématurément sur mai et juin ou s'étend jusqu'au début du mois d'octobre. Mais des fortes averses orageuses en juillet et en août peuvent l'oblitérer en partie et provoquer d'importantes perturbations dans l'activité de défrichement et partant, dans le rythme et l'intensité des cultures.