Le relief

L'opposition plateaux collines est le trait dominant du relief. Grâce à leur grande perméabilité, les sables (ofûru) ont offert une bonne résistance à l'érosion (mpila). Le ruissellement est très limité et se produit seulement sur le sommet des versants. Les eaux de pluies (andja a mvula) disparaissent rapidement pour être restituées au niveau des rivières. Celles-ci se sont installées sur la surface fin tertiaire correspondant au sommet de la couche des sables ocres.
Travaillant sur des roches tendres, les cours d'eau se sont enfoncées profondément et l'érosion linéaire l'a empoerté sur l'érosion latérale puis un profil d'équilibre longitudinal stable est rapidement atteint. Dans la zone la plus élévée et la mieux arrosée, la surface fin tertiaire a été complètement démantelée, donnant une zone de hautes collines (ébûnu). A l'aval, la concentration en puissantes rivières a contribué à créer de large vallée et à constituer un relief de "basses collines" à réseau hydrographique plus dense.
Au sein du pays téké, on reconnaît sans peine autant de cellules naturelles qu'il y a de plateaux, bien séparés les uns des autres par des profondes vallées. Les 5 unités que nous avons déjà vues plus haut qui forment l'ensemble des "plateaux batéké" couvrent une surface totale de 80.000 km2 environ.
Les plateaux téké méritent bien le nom de plateaux: leur surface est souvent rase comme une table et, dans les parties vallonées, les dénivellations ne dépassent pas quelques dizaines de mètres. Très rares sont les rivières dont les sources ne sont pas à l'intérieur des plateaux. La platitude du relief masque un phénomène de premier plan; une pente relativement accusée, en tout cas sensible  sur de grandes distances du Sus-Ouest vers le Nord-Est.